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dahulab

3 min de lecture

Pourquoi un dahu ? Petite histoire du nom du studio

Le dahu est une chèvre imaginaire des Vosges, aux pattes plus courtes d'un côté pour tenir à flanc de montagne. On explique ce qu'il fait dans notre nom, et ce qu'il dit de notre façon de travailler.

Studio Coulisses

Quand on choisit le nom d'un studio, on cherche en général quelque chose qui sonne « tech », ou qui dit ce qu'on fait. Nous, on a choisi un animal qui n'existe pas. Voilà pourquoi.

La légende, version courte

Le dahu est une créature du folklore des montagnes françaises, très présente dans les Vosges. C'est une chèvre, ou un chamois selon les régions, avec une particularité : ses deux pattes d'un même côté sont plus courtes que les deux autres. Ainsi équipé, il se tient parfaitement droit sur les pentes, à condition de toujours tourner dans le même sens autour de la montagne.

La chasse au dahu est une farce classique. On emmène un novice de nuit avec un sac, on le poste à l'amont d'une pente, et on lui explique qu'il suffit de siffler : le dahu, curieux, se retourne, perd l'équilibre à cause de ses pattes, et roule droit dans le sac. Puis les « chasseurs » rentrent au chaud et laissent le novice attendre.

Ce qu'on y a vu

On a aimé trois choses dans cette histoire.

Le dahu est adapté à son terrain, pas à un terrain idéal. Il a l'air bancal sur du plat. Sur une pente, il est le seul à être d'aplomb. C'est exactement ce qu'on essaie de faire avec nos produits : ne pas construire l'outil parfait en théorie, mais celui qui tient debout dans la situation réelle. Un jeu qui doit marcher sur la télé du salon avec quatre téléphones de générations différentes, un simulateur qu'on ouvre dans un couloir de banque sur un mobile, ce sont des pentes. On dessine des pattes pour ça.

Le dahu ne se trouve pas, il se cherche. Personne n'en a jamais vu, et pourtant tout le monde sait à quoi il ressemble. Les bonnes idées de produit sont pareilles : on ne les rencontre pas par hasard, on part les chercher à flanc de montagne, sans être tout à fait sûrs qu'elles existent. La différence avec la chasse, c'est qu'on revient toujours avec quelque chose dans le sac.

C'est une histoire qu'on raconte pour rire. On fabrique des jeux et des outils. On tient à ce que ce soit sérieux dans la fabrication, et léger dans l'usage. Un nom qui fait sourire les gens des Vosges et intrigue tous les autres, c'est un bon point de départ.

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